Lettre ouverte: aménagement de la place de l’Etoile

Objet : question au sujet de la mise en oeuvre du « nouveau concept pour l’aménagement
de la place de l’Etoile »

Madame le Bourgmestre,

Depuis le 15 septembre 2020, date de la présentation du « nouveau concept pour l’aménagement de la place de l’Etoile» par des développeurs et propriétaires privés, dont le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority (ADIA), une autre année s’est écoulée sans que le conseil communal n’ait été saisi d’un nouveau projet d’aménagement particulier.

Alors que la population se trouve confrontée à une crise du logement sans précédent et que les prix s’envolent, il est intolérable que malgré un premier PAP datant de 1992 et un deuxième PAP datant de 2010, quelque 3 ha de terrains à proximité immédiate du centre-ville continuent de rester en friche, sans que la Ville n’intervienne.

Dès lors, en application de l’article 9 du règlement d’ordre intérieur du Conseil communal, je voudrais vous adresser les questions suivantes :

  • Où en est le projet présenté il y a une année ?
  • Est-ce qu’un nouveau PAP est en voie d’être présenté au conseil communal ?
  • Est-ce qu’en considération de la non-affectation à la construction de terrains non bâtis situés dans les zones destinées à être bâties, définies par le plan d’aménagement général de la Ville depuis des années, le collège échevinal compte enfin mettre en oeuvre les moyens qu’offre la loi du 19 juillet 2004 concernant l’aménagement communal et le développement urbain  ?  Ces moyens vont d’une demande de remembrement ministériel à une demande d’expropriation pour cause d’utilité publique en passant par la perception d’ une taxe annuelle de non-affectation à la construction.

Veuillez agréer,  Madame le Bourgmestre,  l’expression de mes sentiments très distingués.

Guy FOETZ

conseiller communal déi Lénk

Attaque canine au Quartier de la Gare

Le collège échevinal doit assumer sa responsabilité politique pour l’attaque canine de la part de la société de gardiennage privée qu’il a engagée !

Depuis hier, une vidéo circule sur les réseaux sociaux, où le chien d’une société de gardiennage privée, engagée par le Collège échevinal de la Ville de Luxembourg pour assurer l’ordre sur la voie publique, attaque et blesse à la jambe une personne dans l’avenue de la Gare lors de la nuit du 4 septembre.

Voilà donc que l’un des pires scénarios se réalise, que les conseillers municipaux déi Lénk Ana Correia Da Veiga et Guy Foetz ont évoqué dans leur recours devant le Tribunal administratif contre la décision du Collège des bourgmestre et échevins de la Ville de confier des missions de maintien de l’ordre public à des sociétés privées de gardiennage.

Il est tout à fait secondaire, quels faits ont précédé cette attaque. Ce qu’il faut voir, c’est que dans notre ville, une personne a été mise en danger par des agents de sécurité privés engagés par le Collège échevinal pour la surveillance générale de l’espace public, cela en violation des lois du pays, qui confient cette tâche à la police.

Cela implique deux choses:

Primo, que la Ville mette immédiatement fin au contrat avec la société de gardiennage privée G4S, dont les chiens n’ont manifestement pas porté de muselière et dont les agents ont été dépassés par les événements;

Et secundo, que le Collège échevinal de la Ville assume sa responsabilité politique pour cette attaque ignoble et illégale et qu’il en tire les conséquences.

Il s’entend que les conseillers déi Lénk reviendront sur cette affaire lors de la première réunion du conseil communal, fixée au 27 septembre.

Luxembourg, le 6 septembre 2021                                       Communiqué par déi Lénk Stad

30 is the new 50 – les enfants vous diront merci !

Dans le cadre de sa campagne pour la généralisation des zones 30 à Luxembourg- Ville, déi Lénk Stad organisera ce mercredi 9 juin 2021 à midi, une action dans le quartier de Bonnevoie (Place Léon XIII). 

Le but de l’action est de sensibiliser aux implications positives d’une zone 30 généralisée : 

Passer de 50 à 30 km/h diminue de moitié les nuisances sonores dues au trafic routier ! 

Dans les quartiers, le bruit causé par les voitures est un facteur de stress additionnel. Diminuer les nuisances sonores dues au trafic routier, apaise et rend le vivre ensemble dans les espaces de rencontre plus agréable. 

Passer de 50 à 30 km/h permet de freiner à temps et augmente ainsi la chance de survie des victimes de la route !! 

La gravité des séquelles, voire la chance de survivre à un impact d’accident causé par une voiture est inversement proportionnelle à la vitesse du véhicule, donc au temps de réaction donné au freinage. 

Les grandes métropoles montrent l’exemple et récoltent déjà les effets positifs ! 

La Ville de Bruxelles, qui a généralisé les 30 km/h au début de l’année sur tout son territoire, à l’exception des grands axes, vient de publier les premiers chiffres au sujet de la diminution du nombre d’accidents. Pendant les 4 premiers mois de l’année, on y est passé de 814 accidents en 2020 à 635 accidents durant la même période en 2021. 

Passer de 50 à 30 km/h bénéficie particulièrement aux usagers les plus vulnérables de la voie publique, et notamment aux enfants ! 

La situation actuelle privilégie nettement les conducteurs des voitures. Généraliser des zones 30 km/h sur tout le territoire de la Ville de Luxembourg partirait des besoins des usagers les plus vulnérables. Cela vaut particulièrement pour les enfants, qui sont encore dans l’apprentissage des codes de la route. Les enfants ont besoin de toutes les mesures possibles pour rendre l’espace partagé plus sûr et plus convivial – et pas seulement autour des écoles et des aires de jeux ! Nous sommes convaincus qu’avec la diminution de la vitesse maximale de 50 à 30 km/h, les habitants de la Ville de Luxembourg auront le coeur plus tranquille en laissant leurs enfants se rendre à l’école à pied, à vélo ou en trottinette. 

Tous les utilisateurs de la voie publique auront à gagner d’une telle mesure. 

Luxembourg, le 8 juin 2021 Communiqué par déi Lénk Stad 

Eau polluée à Beggen – déi Lénk Stad persiste.

Eau polluée à Beggen – déi Lénk Stad persiste

Conclusions suite aux réponses du Ministère de l’Environnement et de la Ville de Luxembourg

Dès le mois d’octobre dernier, déi Lénk Stad avait attiré l’attention de la Ministre de l’Environnement et de la Bourgmestre de la Ville de Luxembourg sur la pollution aux métaux lourds d’un chantier situé à Beggen à proximité immédiate de l’ancienne décharge de la « Continental Alloys » (CASA), ainsi que sur le risque de migration de ces métaux lourds par le chemin des eaux de surface et souterraines en direction des fonds fluviatiles de l’Alzette. déi Lénk Stad avait appuyé ses affirmations sur des résultats d’analyse des eaux de fouille dudit chantier, dont notamment la teneur en molybdène dépassait 160 fois les normes oEL pertinentes pour un rejet dans les eaux de surface. déi Lénk Stad avait réalisé ces analyses à ses propres frais. Faute de réaction effective de la part du Ministère de l’Environnement et de la Ville, une question parlementaire fut adressée à la Ministre de l’Environnement et une question communale à la Bourgmestre de la Ville de Luxembourg.

Voici les informations et conclusions que déi Lénk Stad tire des réponses à ces questions :

  • D’après le Ministère et la Ville, les eaux de percolation polluées de l’ancienne décharge sont recueillies dans un réservoir souterrain et évacuées par camion-citerne vers une installation de traitement appartenant à Arcelor-Mittal, sur le site de l’ancienne usineL’ancienne décharge reste donc une bombe à retardement et elle devra être assainie – suivant le principe pollueur-payeur! Cela d’autant plus qu’une partie de la pollution passe à travers les mailles du filet et se retrouve particulièrement dans les eaux de fouille du chantier de la rue de Beggen.
  • Au sujet de ce chantier, la Ville de Luxembourg continue de renvoyer la balle au Ministère de l’Environnement, ce qui est inadmissible. Par contre, la Ville n’a pas manqué de nous transmettre les résultats alarmants de l’analyse des eaux de fouille du chantier, effectuée en date du 09/12/2020 par le promoteur et qu’elle a obtenus de la part de celui-ci. La teneur en molybdène y dépasse même celle de l’analyse effectuée par déi Lénk Stad. Faut-il rappeler que le promoteur avait fait déclarer lors d’une émission sur RTL-Télévision en date du 18 janvier 2021 que les analyses de sol faites par des laboratoires agréés indiqueraient « que nous sommes ici totalement dans les seuils admissibles au Luxembourg » ? Il s’était bien gardé d’évoquer les résultats de l’analyse des eaux de fouille!
  • Dans sa réponse, le Ministère de l’Environnement ne commente pas les résultats d’analyse des eaux de fouille fournis par déi Lénk Stad, en arguant qu’il lui est « impossible de les interpréter de manière scientifique». Il admet pourtant que les échantillons prélevés par l’Administration de gestion de l’eau « ne respectent pas les critères de rejet généralement appliqués » et que « les paramètres dépassent les normes pour un rejet dans les eaux de surface ». C’est peu dire, si l’on considère l’envergure des dépassements qui résultent des analyses de déi Lénk et de celles du promoteur. Alors que le Ministère ne publie pas ses propres résultats d’analyse, qui sont très probablement du même ordre de grandeur, nous nous demandons, quel est le sens de ce jeu de cache cache et de ce manque de transparence.
  • En raison de la pollution élevée des eaux de fouille du chantier, le Ministère de l’Environnement a imposé la réalisation d’un cuvelage étanche du sous-sol de l’immeuble y construit. C’est une mesure de protection nécessaire qui ne fait que confirmer nos allégations et que nous saluons bien entendu. Le Ministère exclut en revanche une fermeture du chantier, puisque les eaux de fouille ne sont pas déversées dans la canalisation. Pour cette raison, « une pollution potentielle du cours d’eau ou une charge trop importante pour la station d’épuration par les substances détectées peut être exclue et l’autorisation sur base de la loi relative à l’eau est respectée». Ainsi donc « il n’existe pas de base légale pour un arrêt de chantier ».
  • Le Ministère de l’Environnement et la Ville assurent que les eaux du chantier de la rue de Beggen, tout comme les eaux de percolation de l’ancienne décharge CASA, sont traitées avant d’être rejetées dans la canalisation et dans l’Alzette et que les métaux lourds dont elles étaient chargées ne se retrouvent pas dans les boues de la station d’épuration de Beggen.C’est une bonne nouvelle! Le Ministère n’exclut pas pour autant la présence de métaux lourds dans l’Alzette. Il renvoie aux « 000 équivalents habitant en provenance de zones d’habitation mais également de zones d’activités», qui « apportent évidemment une certaine charge polluante ». Et il ajoute : « Le traitement permet d’en éliminer la large majorité mais un certain rejet persiste ».
  • Quant aux sédiments des terrains en bordure de l’Alzette, le Ministère répond qu’ils ne sont « pas analysés». La Ville de Luxembourg répond comme suit à notre question, si le Nouveau quartier « Stellwiss » figurant dansson PAG, qui est situé aux abords de l’Alzette entre le pont de la rue de la Cimenterie et le pont de la rue Cyprien Merjai, peut être touché par les eaux polluées de l’ancienne décharge : « Cette question ne relève pas de la compétence de la Ville, mais éventuellement de l’Administration de l’Environnement ». Nouveau renvoi de la balle donc – inadmissible – au sujet d’une question pourtant essentielle pour la Ville! La pollution des eaux de fouille du chantier de la rue de Beggen montre en effet que les eaux provenant de l’ancienne décharge CASA ne sont pas toutes recueillies dans les réservoirs dont le contenu est évacué vers l’installation de traitement sur le site de l’ancienne usine. Il résulte déjà des conclusions du rapport final de 2013, établi par Luxcontrol en rapport avec l’ancienne décharge CASA, qu’un « tracé préférentiel de migration [des métaux lourds] se trouve dans l’aire du forage F3 ». Or l’aire F3 est localisée à proximité immédiate dudit chantier. Les fortes concentrations trouvées dans les eaux de fouille du chantier sont la preuve tangible qu’une partie des eaux chargées de métaux lourds de l’ancienne décharge coulent continuellement en direction des fonds alluviaux de l’Alzette. Il s’impose par conséquent que l’Administration de l’Environnement et la Ville coopèrent pour analyser les sédiments de ces fonds avant tout PAP sur ces terrains.

Luxembourg, le 26 mai 2021                                                              

Eau polluée à Beggen – déi Lénk Stad persiste. pdf

Réponse Bourgmestre VdL à la question Décharge CASA et chantier Beggen et Extrait analyse

Réponse Ministre de l’Environnement à la QP Déchar ge CASA et chantier Beggen

Analyse eau Luxcontrol-dL Stad

Apaisons le trafic à Luxembourg-Ville, généralisons la zone 30.

Le jeudi, 22 avril 2021, déi Lénk Stad a organisé une action pour appeler à la généralisation de la vitesse maximale autorisée à 30 km/h sur le territoire de la Ville de Luxembourg.

Les chiffres sont sans appel : la sécurité des piétons se détériore au Luxembourg. Entre 2009 et 2018, le nombre d’accidents de la circulation impliquant des piétons a augmenté de 23 %. Une partie croissante de ces accidents ont lieu sur le territoire de la Ville de Luxembourg. Alors qu’en 2016, 23 % des accidents impliquant des piétons ont eu lieu dans la capitale, en 2019 cette proportion était passée à 31 %.

déi Lénk Stad estime que cette augmentation alarmante n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une politique communale qui refuse de réglementer de manière suffisamment stricte la circulation automobile sur le territoire de la capitale, se limitant à des mesures  sporadiques.

Depuis plusieurs années déjà, déi Lénk Stad réclame une généralisation de la vitesse maximale autorisée à Luxembourg-Ville à 30 km/h, y compris sur les grands axes de l’hyper-centre (bd Royal, bd Roosevelt, avenue de la Liberté et avenue de la Gare). Alors que des métropoles beaucoup plus grandes comme Paris et Bruxelles n’ont pas hésité à franchir ce pas, la Ville de Luxembourg a toujours refusé d’entamer des discussions en ce sens avec le ministre des Transports. Cette inaction, qui menace la sécurité des usagers plus vulnérables, comme les piétons et les cyclistes, n’est plus tenable aujourd’hui.

Les effets bénéfiques d’une réduction de la vitesse maximale à 30 km/h sautent aux yeux. Selon le STATEC, 83 % des accidents impliquant ont eu lieu dans des rues où la vitesse maximale autorisée était limitée à 50 km/h contre seulement 11 % en zone 30. Généraliser cette dernière aurait donc un impact immédiat sur la sécurité des piétons et des cyclistes. Une telle mesure permettrait également de bannir les nombreuses incivilités encouragées par le maintien de la vitesse à 50 km/h : démarrages en trombe, freinages abrupts, rodéos nocturnes et autres comportements agressifs. Enfin, elle conduirait aussi à une réduction automatique des émissions de CO2.

Pour déi Lénk Stad, il est évident que la réduction de la vitesse maximale autorisée à Luxembourg-Ville devra se faire en discussion avec le ministère des Transports et être accompagnée de mesures complémentaires en termes d’aménagement de la voirie et de contrôles de vitesse.

Luxembourg, le 22 avril 2021

Communiqué par déi Lénk Stad

Gardiennage privé sur la voie publique: recours devant le tribunal administratif.

Gardiennage privé sur la voie publique à Luxembourg-Ville –
Les conseillers déi Lénk déposent des recours devant le tribunal administratif

Depuis le 1er décembre 2020, en fonction d’une convention avec la Ville de Luxembourg, des agents d’une société privée de gardiennage et de surveillance patrouillent dans le quartier de la Gare et la Ville Haute, accompagnés de chiens de garde. A partir du 15 mai 2021, le quartier de Bonnevoie viendra s’ajouter au périmètre de contrôle de ces  agents, chargés d’une mission de sécurisation de l’espace public.

Devant l’inaction de la Ministre de l’Intérieur à l’encontre de ces agissements anticonstitutionnels et illégaux, malgré deux demandes écrites, et le refus persistant du Collège échevinal d’y mettre fin, les conseillers déi Lénk à Luxembourg-Ville Ana Correia Da Veiga et Guy Foetz  ont introduit deux recours devant le Tribunal administratif, l’un dirigé contre les décisions de la Ministre de l’Intérieur et l’autre contre les décisions du collège des bourgmestre et échevins de la Ville de Luxembourg.

Les  deux requérant.e.s  sont bien conscient.e.s de la situation difficile tout particulièrement dans le quartier de la Gare et ils ne veulent nullement la minimiser,  mais ils demandent que le collège échevinal respecte les limites de l’Etat de droit.

Au regard de la Constitution, seule une loi peut régir les attributions des forces de l’ordre. Quant à la loi relative aux activités privées de gardiennage, elle ne prévoit aucunement la possibilité de charger des acteurs privés de missions de surveillance générale des voies publiques à caractère préventif. 
Ce type de mission de police administrative relève exclusivement de la Police grand-ducale.  Or, malgré une reformulation des conventions avec les sociétés de gardiennage en direction d’une surveillance des biens communaux, la pratique de la surveillance générale de la voie publique perdure et elle est assumée par le collège échevinal de la Ville.

Le gardiennage privé sur la voie publique n’est pas un fait anodin ! Il constitue une attaque en règle contre le monopole étatique en matière d’exercice de la force publique et contre une des bases de l’Etat de droit. En respecter ces principes et veiller à une utilisation raisonnable de l’argent public fait partie du serment que tout conseiller et toute conseillère communal.e  prête en acceptant son mandat politique. Rien qu’ainsi, les deux conseillers déi Lénk qui ont requis l’intervention du tribunal administratif assument leur devoir.

Tout au long des derniers mois, ils ont insisté que ce gardiennage privé n’augmente objectivement en rien la sécurité des citoyen.ne.s et qu’il vaut mieux utiliser les fonds en question pour renforcer la politique de prévention, d’aide aux toxicomanes et de médiation dans les quartier Gare et Bonnevoie. Sans nier les efforts  de la Ville dans cette direction, ils plaident pour une décentralisation des installations du genre “Abrigado” au sein de la Ville afin de réduire la pression sur les quartiers de la Gare et de Bonnevoie, pour la mise en place d’un plan drogues de la Ville, notamment en matière de prévention et de substitution) et pour la création de  plus de logements encadrés.

Au cours des deux dernières semaines, ils ont observé une tendance de la part du Collège échevinal à exagérer certains agissements crriminels et de faire croire que la police serait dépassée par les événements.

Une telle présentation de la part des responsables municipaux tend à créer un climat d’insécurité et de méfiance, qui ne correspond pas à la réalité. déi Lénk Stad demande au Collège échevinal de quitter la voie du populisme sécuritaire, de miser exclusivement sur la Police grand-ducale en matière répressive et d’engager une véritable politique sociale.

Luxembourg, le 6 mai 2021                   Communiqué par déi Lénk Stad

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Créons une BD-thèque dans un des espaces culturels du projet Schluechthaus à Merl !

Créons une BD-thèque dans un des espaces culturels du projet Schluechthaus à Merl !

Conseillée par les cabinets d’architectes Jim Clemes Associates et ARP Astrance, la Ville de Luxembourg est actuellement en train d’élaborer un appel à projets pour le site de l’ancien abattoir de Merl (Schluechthaus).

Il est prévu de reconvertir cette friche industrielle en un espace réunissant plusieurs activités culturelles, revêtant un intérêt à la fois local et national, et comportant une dimension intergénérationnelle et participative. L’idée est également de tenir compte de l’histoire récente du site, qui compte parmi les hauts-lieux du graffiti et du street art au Luxembourg.

Saluant l’orientation générale du projet de la Ville et le travail très fouillé des deux cabinets d’architectes impliqués, qui ont notamment identifié un certain nombre de projets comparables pouvant servir d’inspiration à l’étranger, déi Lénk Stad leur a suggéré en date du 28 avril, lors de la réunion jointe des deux commissions Culture et Développement urbain de la Ville, de profiter de cette occasion pour doter la capitale d’une BD-thèque, lieu de vie accueillant dédié aux BD, comics, mangas et autres romans graphiques (graphic novels).

Réserver un des espaces culturels à créer sur le site du Schluechthaus à la création d’une telle BDthèque aurait plusieurs avantages pour la Ville :

– Il s’agirait d’un lieu intergénérationnel et démocratique par excellence, car le « 9e art » passionne tous types de publics, des plus jeunes aux plus âgés, des amateurs de la culture classique aux adeptes de la culture populaire, y compris au Luxembourg ;

– Le lieu, facile d’accès à la fois par les transports en commun et la route et situé à proximité d’un campus scolaire et du futur quartier de la Porte de Hollerich, revêtirait un intérêt tant local que national, car aucune autre offre comparable n’existe ailleurs au Luxembourg ;

– La BD-thèque pourrait facilement revêtir une dimension participative, non seulement par des ateliers et des conférences, mais aussi par le développement d’une politique d’acquisition fondée en partie sur les dons de BD de qualité de la part des habitant.e.s de la Ville, qui contribuerait également à dynamiser les librairies de la Ville ;

– Dédier un des espaces du Schluechthaus à la création d’une BD-thèque serait en cohérence avec l’esprit du lieu, car les BD, mangas et graphic novels constituent une des principales sources d’inspiration des street artists et graffeurs, et nourrissent aussi la production audiovisuelle et de l’animation, qui constitue un secteur-clé au Luxembourg ;

– Le projet pourrait bénéficier d’expériences similaires réalisées à l’étranger : de fait, un des projets étrangers cités par les cabinets Clemes et ARP Astrance, les anciens abattoirs de Bomel près de Namur, comportent précisément une BD-thèque ;

– À Luxembourg, créer une bibliothèque municipale spécialisée comblerait un manque en termes d’infrastructures : contrairement à Nancy, qui compte 4 bibliothèques municipales, et Metz, qui en compte 5, la Ville de Luxembourg, dont le nombre d’habitants vient pourtant de dépasser celui de ses deux voisines, n’en compte qu’une seule ;

– Enfin, comme le démontre la fréquentation massive de la nouvelle Bibliothèque nationale du Luxembourg (BnL) à Kirchberg, du Luxembourg Learning Centre (LLC) à Esch-Belval, et aussi de la Cité Bibliothèque près de la place d’Armes, le public plébiscite les bibliothèques publiques lorsque celles-ci sont conçues comme des lieux de vie !

déi Lénk Stad, qui a communiqué la présente suggestion à la Ville et aux deux bureaux d’architectes impliqués, espère vivement qu’il en soit tenu compte dans l’appel à candidatures élaboré pour le site du Schluechthaus.

Luxembourg, le 30 avril 2021 – Communiqué par déi Lénk Stad

2021-04-30 Communiqué BD-théque Schluechthaus Merl.p df

Appel aux ministres Kox et Bofferding pour demander le retrait, voire l’annulation de la mesure de surveillance générale de l’espace public par des agents de sécurité privés.

déi Lénk Stad se félicite de la prise de position claire du Ministre de la Sécurité intérieure, Monsieur Henri Kox, qui hier sur RTL a jugé illégale la délégation à une société privée de missions générales de surveillance de la voie publique, missions de police administrative par excellence – et qui ne sauraient donc relever que de la force publique.

Par conséquent, nous demandons au Ministre de faire pression sur la Ville de Luxembourg pour procéder au retrait de cette mesure et, à défaut, de saisir le juge administratif pour en empêcher l’exécution et en obtenir l’annulation.

Nous appelons aussi la Ministre de l’Intérieur, Madame Taina Bofferding d’intervenir dans le même sens en tant que ministre de tutelle auprès du collège des bourgmestre et échevins de la Ville de Luxembourg.

Luxembourg, le 27 novembre 2020                                     

Communiqué par déi Lénk Stad

Question urgente au sujet de la vaccination prématurée du président du conseil d’administration des Hospices civils de la Ville contre le COVID-19.

Madame le Bourgmestre,

La radio 100.7 a révélé le 8 mars dernier que le président du conseil d’administration des Hospices civils de la Ville de Luxembourg a été prématurément vacciné en février contre le COVID-19. Ceci après que le ministère de la Santé avait clarifié que les membres des conseils d’administration ne doivent pas être vacciné(e)s pendant la phase 1 de la campagne de vaccination.

Etant donné que les Hospices civils de la Ville de Luxembourg ont le statut d’établissements publics placés sous la surveillance de la Ville, je voudrais vous adresser les questions suivantes en application de l’article 9 du règlement d’ordre intérieur du Conseil communal :

  • De qui émanait l’initiative de la vaccination prématurée du président des Hospices civils de la Ville et quelle en a été la motivation ?
  • Est-ce que le Collège échevinal a eu connaissance de cette vaccination prématurée, respectivement a-t-il été impliqué dans cette décision ?
  • Quelle est la position du Collège échevinal par rapport à cette vaccination prématurée, respectivement compte-t-il y réagir et comment ?
  • Est-ce que d’autres membres du conseil d’administration des Hospices civils ont été vaccinés prématurément ?
  • Est-ce que tous les membres du personnel qui sont en contact régulier avec les résident(e)s des Hospices civils ont eu l’occasion d’être vacciné(e)s lors de la phase 1 ?
  • Est-ce que les membres du service de nettoyage des Hospices civils qui ont été externalisé(e)s vers la société DUSSMANN SERVICES sàrl dans le but de réduire les coûts, ont eu l’occasion d’être vacciné(e)s, étant donné qu’ils/elles sont aussi en contact régulier avec les résident(e)s des Hospices civils ?

Tout en vous remerciant, je vous prie d’agréer, Madame le Bourgmestre, l’expression de mes sentiments très distingués.

Guy FOETZ

conseiller communal déi Lénk

Communiqué: Monsieur Grethen et les femmes de charge externalisées vers DUSSMANN.

jeudi, 11 mars 2021 

En 2020, on les applaudissait aux fenêtres. Aujourd’hui, les femmes de charge des hôpitaux publics et des hospices civils qui ont été externalisées vers des sociétés de nettoyage privées attendent toujours d’être vaccinées.

À Luxembourg-Ville, un des responsables de cette injustice s’appelle Henri Grethen (DP), président de la Commission administrative des Hospices civils de la Ville. Dès janvier 2015, c’est sur l’instigation de la Ville de Luxembourg et dans le but de faire des économies que Monsieur Grethen a mis en oeuvre l’externalisation des services de nettoyage des Hospices civils de la Ville vers la société privée DUSSMANN Services. En revanche, bien que contrairement aux femmes de charge externalisées il n’ait pas à nettoyer quotidiennement les installations utilisées par des personnes potentiellement infectées, il n’a pas hésité à profiter de son statut de président de la CA des Hospices civils pour faire partie des premières personnes vaccinées contre la COVID.

Pour déi Lénk Stad, ce cas scandaleux constitue aussi un nouvel exemple des nombreuses discriminations structurelles subies par les personnels de nettoyage, essentiellement des femmes étrangères lusophones, souvent afrodescendantes.

Les Hospices civils de la Ville de Luxembourg ont le statut d’établissement public placé sous la surveillance de la Ville. De ce fait, une question urgente au sujet du cas “Grethen” a été posée par déi Lénk à la Bourgmestre Lydie Polfer. Cette question devrait figurer à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil communal de la capitale en date du 29 mars prochain.

Luxembourg, le 11 mars 2021                                             

Communiqué par déi Lénk Stad

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